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« QUI VEUT GAGNER AU SONOQUIZ ? »

QUELLE PLACE POUR LE HANDICAP ?

 

« QUI VEUT GAGNER AU SONOQUIZ ? »

Jusqu’au 31 mai 2026, jouez au Sonoquiz et gagnez, à coup sûr, un beau cadeau ! C’est pour vous : non ou malvoyants, si vous avez plus de 16 ans et jusqu’à un âge illimité. Hé oui, Sonorium Francophone pense à vous faire plaisir et à vous rendre service !

Le son vous aide-t-il au quotidien ? Si la réponse est « OUI », alors vous êtes directement concernés par les actions de Sonorium Francophone et par ce jeu Sonoquiz. Par exemple, recevoir un service sonore personnalisé ou pratiquer une activité audio de votre choix et y être formé. Alors, concrétisez cette envie ! Jouant pour la première fois ou ayant déjà participé, précédent gagnant ou pas ; ne laissez pas votre place à d’autres ! Ce jeu est vraiment pour vous, ses bénéfices aussi !

Ainsi, du 1er au 31 mai 2026, la nouvelle édition du Sonoquiz est en ligne sur cette page. Ecoutez un document sonore, avec lequel vous pouvez jouer. Complétez le questionnaire s’y rapportant et les renseignements demandés. Puis, renvoyez ce bulletin réponse, par courrier électronique dans le temps imparti.

Ayant répondu dans les conditions fixées par le règlement du jeu, chacun de vous gagne une réduction, allant de 20% jusqu’à 60% du prix de la formation au son, que vous aurez choisie. Le taux de la réduction du prix est décidé par le jury du Sonoquiz. Il se base sur vos réponses au jeu, rédigées dans le questionnaire téléchargeable gratuitement. « Déjà que vos prix sont très bas, que vos services sont de grande qualité ! Pourquoi réduire encore ? C’est de la folie ! » disent des fidèles bénéficiaires.

Quelques mots sur nos formations « Apprendre les Techniques du Son ». Elles ont 20 ans et nos 28 stages ont apporté aux participants déficients visuels, puisque chacun y a trouvé des réponses concrètes à ses envies audio. Allant d’une à 11 semaines (selon votre projet), le contenu de chaque formule formative est étudié avec vous. Dispensées dans nos locaux, ces formations sont constituées de cours et d’exercices pratiques, suivant votre objectif, amateur ou professionnel, quel que soit votre niveau : novice, débutant ou confirmé. Que cela soit pour découvrir cet univers, pour utiliser ses outils informatiques, analogiques ou numériques, pour explorer l’une de ses nombreuses activités, pour ajuster vos techniques, pour les adapter à votre situation visuelle ou pour perfectionner votre pratique sonore. Plusieurs formules individuelles de ces enseignements sont adaptées aux spécificités du handicap visuel, d’une base bureautique et du son. Elles sont préparées par notre association, reconnue comme organisme de formation. Depuis 2006, 28 déficients visuels ont suivi l'un de ces stages, spécifiques autant à leurs handicaps qu'à leurs projets sonores. Certains même sont revenus plusieurs fois, désireux de se perfectionner, grâce aux enseignements de notre équipe pédagogique passionnée, riche d’un non-voyant aux 38 années d’expériences sonores variées et de valides aux sérieuses compétences. Nulle part ailleurs, un stage de son n’est aussi proche de votre projet individuel ! En consultant la page Formations de ce site, choisissez une de nos formules formatives.

Comment faire pour participer ? Après avoir téléchargé les 3 fichiers (un son, une règle du jeu et une grille de questions), prenez connaissance du règlement de ce SONOQUIZ, écoutez plusieurs fois le fichier sonore et laissez-vous guider par le questionnaire à remplir. Relisez et renvoyez-le par courrier électronique dans le temps imparti. Patientez quelques jours et vous saurez quel gain vous est attribué !

Inscrivez, dans le questionnaire, l’une des dates de votre choix, entre le 6 juin et le 30 novembre 2026. Après réception et lecture de vos réponses, nous vous contactons. Vous serez reçus dans les locaux de l'association, à Coulounieix-Chamiers, en Dordogne-Périgord, pour l’entretien préparant votre future formation. Votre disponibilité est donc engagée ! Prévoyez également des périodes libres dans l’année 2027, pour suivre votre stage individuel et personnalisé pour « Apprendre les Techniques du Son ». N’hésitez pas à solliciter des renseignements complémentaires, en nous contactant.

Surtout, ne gardez pas le secret ! Communiquez le jeu Sonoquiz à tous vos contacts non ou malvoyants ou aux personnes valides qui en connaissent ! Plus nombreux vous serez à jouer, plus nous serons motivés pour en organiser ! Soucieux de votre bon soin, les organisateurs du SONOQUIZ, ainsi que les précédents gagnants, heureux de leur formation avec Sonorium Francophone, vous encouragent à participer et vous souhaitent bonne chance !

Téléchargez ici le règlement du SONOQUIZ 2026.

Téléchargez ici le document sonore du Sonoquiz 2026.

Téléchargez ici le questionnaire écrit s'y rapportant et renvoyez-le complété, impérativement avant le 31 mai 2026 à 23H59, à l'adresse mail : sonoriumfrancophone@yahoo.fr

 

QUELLE PLACE POUR LE HANDICAP ?

On a cru à un temps prometteur pour l’évolution des égalités pour tous, car il parait qu’il y aurait eu des jeux paralympiques en France en 2024 ! Vous savez, ceux qui apporteraient reconnaissance des personnes handicapées, nombreuses mesures politiques financées, développement des droits individuels de ces catégories, médailles en tous genre (pas que sportives), lendemain du grand soir tant espéré ! Mais l’effet émotionnel est très vite retombé ! Ou alors, on aurait rêvé ? N’en reste qu’une image du handicap, à peine plus claire que celle qui était avant, toujours incomprise et avec visiblement les mêmes intentions !

C’est hélas tout comme ceux qui pensaient que 2025 devait faire avancer la loi du 11 février 2005 relatives à « l’égalité des chances pour les personnes en situation de handicap », fêtant le 20ème anniversaire de sa promulgation. Qu’en a-t-il été ? Certes, le Président de la République avait organisé en février un débat au palais de l’Elysée, lui conférant des aménagements éphémères d’accessibilité. Oui, en septembre, pendant la « Fête de l’Huma », une table ronde s’est tenue sur ce thème, noyée parmi toutes les autres déclarations politiciennes de l’événement. Mais, concrètement au-delà des palabres et des situations ponctuelles sans concrétisations durables, qu’y pourraient-ils ? Notons que cette loi de 2005 a plusieurs dizaines de décrets d’application, qui ne sont toujours pas votés, voire qui sont repoussés aux calendes grecques ! Ces textes réformeraient ainsi la législation, validée en 1975 et appelée, à tort, la première loi en faveur des personnes handicapées. En effet, ce supposé premier texte intégrait pour partie les réglementations de 1949, rédigées sur ce sujet. Ces trois salves de lois successifs nous prétendraient-elles qu’on avance sur les questions du handicap ? A savoir que 68 décrets de la loi de 1975 n’ont jamais été votés ! Certains de la législation la plus récente sont en attente et touchent à l’inaccessible accessibilité : la voirie et la mobilité (commerces, établissements publics, transports, etc.), l’accès au logement spécifiquement aménagé, aux adaptations de documents écrits, à la scolarité, aux sports et aux cultures, autant comme consommateur que potentiels acteurs, à l’obligatoire commission municipale (pour les communes de plus de 5000 habitants) sur le handicap, bref, à tout et pour tous !

Manque toujours cruellement la formation des personnels de collectivités territoriales accueillant des personnes dont les handicaps ne sont pas tous visibles : psychique, auditif, voire parfois visuel, entre autres, qui ne se distinguent pas aussi facilement que la béquille, le déambulateur ou le fauteuil. L’inégalité se ressent aussi au-travers des sites Internet, par leurs accessibilités aux divers visiteurs handicapés. Certains sites valorisent les liens pour l’écriture simplifiée, d’autres montrent les contrastes visuels y-compris pour les daltoniens, d’aucuns ont des documents audio téléchargeables (de qualité plus ou moins bonnes), mais une grande partie des sites ne font rien ! Soyons justes en affirmant qu’un espace Internet ne peut pas avoir la capacité d’accessibilité pour tous, à moins d’obtenir un immense espace de son serveur et un très gros budget pour les mises en conformité légales ! De surcroît, d’un point de vue rédactionnel, est mise de côté l’indispensable adaptation des documents administratifs, en langage simplifié pour les personnes atteintes de handicaps psychiques ou mentaux, en caractères agrandis braille ou audio, mais surtout sur leur mise à disposition plus facile d’accès pour ces bénéficiaires : en effet, dans une salle d’accueil, le présentoir à documents spécifiques n’est pas toujours visible !

A côté de ces textes, est questionné le rôle des aidants valides, leur place et leur reconnaissance, celles des accompagnements personnifiés des élèves en situation handicapante, par exemple.

En outre, ce n’est que par déduction intellectuelle qu’on s’interroge sur l’éventuel besoin de ces handicapés. Ponctuellement, à l’approche d’élections, on leur choisit un thème, comme la citoyenneté avec par exemple leur position éligible sur des listes aux municipales ou aux législatives. Rappelons qu’un seul député sur 577 est en fauteuil roulant, mais que le parlement ne se vante pas d’avoir des élus aux handicaps invisibles : combien portent des lunettes de vue aux loupes grossissantes ? Combien ont des appareils auditifs ? Et, si on voulait plaisanter, combien sont atteints de troubles mentaux, puisqu’ils disent souvent n’importe quoi ?

Mais pour redevenir sérieux, une question nous titille : pourquoi le service public ne prend pas en compte toutes ces données ? Si on observe les grandes enseignes commerciales privées par exemple, des personnels sont en situation de handicap, certains produits vendus sont étiquetés avec des adaptations braille, code couleurs contrastées, repérables selon les consommateurs handicapés, il est même des temps avec une baisse de la luminosité et des sons environnants. Alors, qu’attend-on pour appliquer ces mêmes avancées aux réfractaires publics ?

Au-delà du cadre législatif, sur le terrain, sont tentées des sensibilisations du public aux questions des handicaps. Sonorium Francophone le remarque auprès des enfants de 5 à 11 ans et de leurs animateurs. Certains témoignent même que le Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateurs (BAFA) ne contient pas de modules sur la déficience visuelle par exemple. Bref, l’information manque sévèrement et nous tentons une petite approche localement. Mais il reste bien des préjugés à combattre ! La vision précédente sur ces différences visibles, exprimée par quelques milliers de valides, tient dans quelques marques de soutien, sans semblant de compréhension de ce qu’est le handicap, voire vers les solutions faciles, parce qu’on a vu une personne en fauteuil, donc il faut faire des rampes d’accès et abaisser les trottoirs ! Le reste de l’imagerie pour ceux qui connaissent les structures associatives, c’est qu’il faut donner un peu d’argent, pour la bonne action. Et ces dernières en profitent pour appuyer sur le larmoyant, espérant en avoir plus ! Sans oublier que les plus grandes associations spécialisées s’imposent en rouleau compresseur, écrasant les petites, qui parfois couvrent des thématiques d’accompagnement, écartées parce que peu rentables ou sollicitant la réelle demande du bénéficiaire handicapé. S’il y a là une réalité, elle cache une grande partie de ceux qui reste invisibles, plus ou moins volontairement. Ils ne sortent pas ou peu de chez eux, ne se montrent que rarement, voire restent hors du système généralisé.

Pour analyser les situations face aux législations imparfaites, il faut des mots dans les deux cas. Parlons du vocabulaire employé, celui qui sert pour créer des catégories. Derrière des expressions comme « situation de handicap », il y a des êtres humains dont on ne sait pas toujours comment définir les difficultés. Alors on nomme par des généralités : « psychiques, physiques, cognitives, sensoriels, voire ceux de la vie », « inclusions » : bref, tout ce politiquement correct noie trop souvent les réalités de terrain.

Même le mot « handicap est un truchement. Revenons sur l’étymologie du terme. Cela vient de l’anglais « hand in cap » (la main au chapeau). Cette expression découle d’un jeu d’échanges d’objets personnels qui se pratiquait en Grande-Bretagne au 19ème siècle. Un arbitre évaluait les objets et s’assurait de l’équivalence des lots afin d’assurer l’égalité des chances des joueurs. Le handicap traduisait la situation négative, défavorable à celui qui avait tiré un mauvais lot. Par la suite, il s'est appliqué au monde de l'hippisme, pour désigner la volonté d'imposer des difficultés supplémentaires aux meilleurs jockeys. L’objectif était, encore une fois, de rétablir l'équilibre des chances entre les concurrents ; ce handicap donnant leur chance aux plus faibles pour gagner. Notez qu’aujourd’hui, on adopte l’idée inverse : le législateur offre aux plus affaiblis, les moyens et la capacité d’être à chance égale avec les valides, sans alourdir ces derniers pour autant ! Sans préjugé, ni morale à imposer, la réflexion se doit d’être portée sur l’aide offerte ! Là aussi, le mot « aider », devrait être supplanté par celui de « l’accompagnement ». Il semble plus pertinent de « faire avec la personne », plutôt que d’agir à sa place ! Pour autre exemple, parce qu’il semblait plus agressif aux oreilles, les politiquement corrects ont préféré changer un mot comme « intégration », par cette pratique des colonies de vacances, enfermant dans de la paraffine, un insecte vivant jusqu’à ce qu’il meure : cela s’appelle réellement l’inclusion. Gageons qu’il n’en serait pas de même pour les élèves en inclusion scolaire !

Mais alors, le législateur valide est-il le fautif ? Si ses mots et leurs évolutions globalisent des situations particulières, il ne doit pas être le seul à porter la main au chapeau ! Les regroupements de citoyens, touchés par la même particularité, vont avoir un double rôle et un double jeu simultanément : appuyer sur cette différence pour la valoriser, mais autant pour l’ostraciser, donc en la laissant pour compte. De surcroît, il reste l’individu concerné, avec son caractère, soit suppliant les aides, espérant qu’on ne l’oublie pas, soit désireux de l’autonomie d’accompagnement, avec son degré d’acceptation du handicap et son envie de se montrer ou de se cacher ! Tous contribuent à ce développement. Devant cette situation abrupte, on fait ce qu’on peut avec ce que l’on a. Même si c’est peu, faut-il s’en satisfaire et espérer plus ?  Fatalement, il en fut ainsi, il en est et en sera ainsi !


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